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Liberté = responsabilité

par Stéphane Gagné

Le jeune soldat est assis dans sa tente. Durant ce moment de repos, il écrit une lettre à son épouse et lui répète combien il l’aime et combien il aimerait être de retour à la maison pour assister à la naissance de leur deuxième enfant. Bien sûr, le jeune père de famille n’avait pas planifié d’être envoyé au front en plein moment de guerre, mais il le fait malgré tout. Et il sait qu’il a une bonne raison de se battre. Et dans quelques mois, son épouse accouchera et il aura une raison de plus. C’est ce qui lui permet d’espérer. Il veut croire qu’il fait tout ceci pour eux. Il veut croire qu’un jour cette guerre prendra fin et qu’il pourra retourner aux projets qu’il entretient avec sa femme de voir leurs enfants grandir et avoir une vie heureuse.

 
À côté de lui, son camarade écrit aussi. Il promet à sa fiancée qu’ils se marieront dès son retour et qu’il pense à elle tous les jours. Quelques minutes auparavant, il a lu la lettre que ses parents lui ont écrite. Eux lui disaient combien ils étaient fiers de lui en ajoutant qu’ils priaient pour qu’il leur revienne en vie. Ils ajoutent que toute la famille était triste qu’il ne soit pas parmi eux au souper de l’Actionde grâces, mais qu’ils espèrentqu’il pourrait être de retour pour Noël.

 
C’était la Seconde Guerre mondiale. À cette époque, la vie en communauté était appréciée. Tous se connaissaient dans le quartier, et lorsqu’une nouvelle famille emménageait dans le voisinage, on allait souvent frapper à sa porte pour lui offrir une tarte aux pommes qu’on avait  cuisinée  nous-mêmes  à  la  maison.  Les  repas  communautaires  le  dimanche  après l’église n’étaient pas rares. Et si une famille vivait un malheur, tel un incendie, il n’était pas rareque tous mettentla main à la pâte et l’aide à reconstruire sa maison. La  nouvelle d’un nouveau  bébé  était  toujours  une réjouissance,  et  les  enfants,  jeunes  et  moins  jeunes, connaissaient la disciplineet les bonnes manières. Ces gens n’étaientni nous, ni nos parents. Il s’agit davantage de nos grands-­parents et leurs parents à eux.

 
Plus tard (environ 25 ans) arrivèrent la guerre du Vietnam et le mouvementappelé « Peace and Love ».Ce dernier amenaavec lui une certaine révolution sexuelle qu’on appelaplus poliment « l’amour libre ». Et « libre », il l’était. Mais libre de quoi au juste ?

 
Comparons avec les  générations  des  paragraphes  précédents,  qui  elles,  se responsabilisaient enversleur pays, leursfamilles, leurs parents,leurs enfants, et même leurs  fiancées.  La  génération  de  « l’amour  libre »,  elle,  se  voulait  libre  d’avoir  des  relations « amoureuses » (lire ici : sexuelles) libres de toutes les responsabilités qui accompagnaient par nature de tels actes. Des responsabilités comme l’engagement, la fidélité, être redevable, etc. C’est ainsique l’acte du mariage a perdu beaucoupde sa valeur aux yeux de cette génération,  de  même  que  l’abstinence.  La  contraception  est  devenue  de  plus  en  plus répandue, et même là, la responsabilisation n’a pas suivi — avec le temps l’avortement est devenu presque aussi acceptable que la simple contraception. Certains regroupements féministes ont grandement profité durant cette époque. La promotion des droits des femmes, un idéal qui aurait pu servir à grandement ajouter de la force à la nation, a été pervertie en quelquechose de plus sournois, de plus dénaturé, qui a volé aux femmes beaucoup de leur noble héritage sous prétexte de les rendre… libres!

 
Libres, nous le fûmes! Des mères qui ont tout de même enfanté ont dû apprendre à recourir aux tribunaux pour recevoir du soutien financier de certains pères qui ne se sentaient pas très « responsables »…

 
Le docteur Spock (psychologue) nous a influencés à ne pas dicter de discipline à nos enfants, mais à plutôt les laisser « libres ». (Quel beau mot il s’utiliseà toutes les sauces…) Nous avons ainsi créé la première génération d’enfants-­Rois…

 
[Note : Aujourd’hui, on semble reconnaître le problème de comportement des enfants, mais étrangement, on semble aussi innocentsquant à ce qui a pu en être la cause…]
 
Évidemment, cela n’empêche pas certains militants de tenter de rendre toute forme de punition corporelle (la petite tape sur les fesses y compris) comme un geste criminel punissable par la loi.

 
Cette dé-­responsabilisation nous a laissés avec une société de « je-­‐me-­‐moi ». Un monde qui ne veut pas entendre parler de faire des sacrifices. Un monde l’individu est le centre de l’univers et lui impose ses droits. Une société de revendications continuelles accompagnée d’une impression quasiomniprésente de toujoursmériter tout ce que  nous  désirons, et d’avoir  le droit  de  le  laisser  tomber  dès  l’instant   nous  n’en  voulons  plus.  On  s’en débarrasse, telles des poubelles que l’on met au bord de notre  demeure, sans vouloir se soucier du lieu elles seront empilées. C’est ainsi que nous traitonsla liberté, héritageque nous ont procuré nos grands-­parents par leurs sacrifices et leur sens des responsabilités.

 
C’est ici le fléau de la liberté sans responsabilisation. La liberté obtenue, sans s’être accompagnée du sens des responsabilités, sera souvent temporaire et toujours illusoire. Si ce n’est pas nous qui la perdons, ce sera la génération suivante. Plus tôt notre société réalisera  l’importance  de ce principe, plus elle aura de chancede préserver une réelle liberté. La vraie liberté se gagne par le sens des responsabilités.

  • The education of man is not cotpelme until he dies. I continue to use the terms sir and ma’am, hold the door for ladies and the elders, and stay away from profanity although I do have my moments of weakness at times. My wife and I keep our home neat and clean and have our family pictures displayed as we are very proud of our heritage. As gentlemen we have an obligation to not only represent the South but all of those that paved the road before us in order for this great cause not to perish.